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mercredi 18 mars 2009

La Fondation Beyeler vogue à Venise, de Canaletto et Turner à Monet

Vite, vite, hurry up! Trois jours à peine avant la fin de cette exposition, dont nous parlions déjà en juillet passé, Momo'n et moi sommes retournés à la Fondation Beyeler. Retrouver les grincements du petit train, les wagons allemands à Basel Badischer Banhof, et les maisons coquettes de Riehen.
Mais - enöff, comme dirait la tante dans Der Turm de Tellkamp.

Les expositions de la Fondation Beyeler sont généralement assez petites, en raison de la taille des locaux, ce qui est bien lorsqu'on aime pas trop les toiles présentées (comme ce fut le cas pour Fernand Léger, décidément pas mon peintre), mais qui s'avère vaguement frustrant lorsque l'exposition est plaisante, comme le fut celle-ci, dédiée à Venise.

Parmi les artistes représentés figuraient Monet, Signac, Canaletto, Manet, Turner, Singer Sargent et son copain Whistler, Renoir. Et quelques autres.
C'était surprenant de voir des paysages peints par les grands artistes Whistler et Sargent de la fin du XIXe siècle, que je ne connaissais que sous leur angle de portraitistes. Chez Sargent, on voit une réelle mise en scène du spectateur, qui se trouve dans le décor -j'ai fait de la gondole pour la première fois de ma vie à Bâle, dans une galerie.
Suivaient les toiles colorées comme des dragées de Signac, quelques pièces maîtresses de Monet, complétées par des oeuvres d'Odile Redon, Edouard Manet, Claude Renoir. Une salle dédiée au croquis de Whistler et Sargent, une autre au dramatisme de Turner, avant de terminer avec Canaletto et Guardi, et leur precision minutieuse.
Une exposition extrêmement diversifiée, et qui présente assez bien les différentes visions de Venise au fil de l'histoire de l'art, bien que celle-ci semble s'arrêter aux impressionnistes. Mais mis à part l'absence totale de peinture contemporaines, l'après-midi dans les murs de la Fondation était des plus agréables, comme toujours. Et se termine en admirant, une fois n'est pas coutume, les Nymphéas de Monet, dont la Fondation possède une toile.

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compte rendu ici et ici également.

jeudi 12 juin 2008

L'image du mois: Nymphéas - Claude Monet

Les nymphéas.
Il faut préciser d'emblée que les nymphéas de Monet et moi, c'est tout une histoire, une vieille histoire - enfin tout est relatif, mais disons une histoire plus vieille que moi.
Ma mère a apparemment beaucoup aimé cette série de tableaux de l'impressionniste français, à tel point qu'apprenant qu'elle était enceinte d'une fille, elle a décidé que sa progéniture porterait le nom de ces célèbres toiles, Nymphéa.

Car oui, en plus de m'appeler Lavinie - qui sait, peut-être y avait-il quelques autre Lavinie dans le monde dont il aurait fallu me démarquer? - je porte aussi le nom exotique de Nymphéa.
Assez choquée lorsque j'avais appris cela en lisant l'étiquette que mes parents avaient collé sur ma luge, il y a de cela près de 15 ans, j'ai fini par m'y faire, et même, pourquoi pas, à regretter que ce nom poétique ne soit pas le premier. Avouez, avec son y, son ph et son é, ce nom a un charme fou!

Bref, voilà pour la petite introduction (notez que mes introductions ne prennent pas encore l'ampleur de celles d'Aleks).

Les Nymphéas, Claude Monet, 1907, huile sur toile. (dimensions et collection inconnue)

La série de toiles de grands format intitulées Nymphéas a été réalisée par le chef de file du mouvement impressionniste durant les dernières décennies de sa vie.
Dès 1883, Claude Monet vivait retiré dans sa propriété de Giverny, dans le nord de la France, entre Rouen et Paris, avec sa famille. Il a aménagé ses terres pour faire naître le magnifique jardin décoratif que l'on peut aujourd'hui encore visiter, et a entre autre procédé à la création d'un jardin d'eau qui l'a inspiré pour un grand nombre de ses œuvres tardives regroupées sous le nom de Nymphéas.
Malheureusement, il semblerait que j'aie choisi une toile fantôme, puisqu'il semble impossible de trouver la moindre indication quant à ses dimensions et que plusieurs collections américaines se réclament la toile, alors qu'elle ne figure dans aucun de leurs catalogues...
Une œuvre pleine de poésie et de tranquillité. Le bruissement des feuilles, le parfum d'une nuit d'été mêlé à celui de l'eau immobile et fraîche, et les reflets qui favorisent la rêverie.

Une vue que Claude Monet semble avoir utilisé plusieurs fois, jouant avec la clarté et les nuances du ciel reflété entre les nymphéas.

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Bibliographie:

Wendy BECKETT, The Story of Painting, London: Dorling Kindersley Limited, 1994.
Le mouvement impressioniste et ses plus grands peintres