Affichage des articles dont le libellé est mackerras (sir charles). Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est mackerras (sir charles). Afficher tous les articles

mardi 10 février 2009

DVD Opera Review: A Village Romeo and Juliet (Delius) - part II

Field, Davies, Hampson
ORF Symphonieorchester, Arnold-Schönberg-Chor, Mackerras
Decca 1989

Aujourd'hui, ma critique de cet opéra.
J'aime assez, bien que certains détails ne semblent pas forcément jouer. Comme le décors, assurément pas suisse du tout, du moins en ce qui concerne l'architecture. On se trouve face à ce que j'avais pensé être éventuellement des Isbas, puis, après avoir compris que le village s'appelait Seldwyla, j'ai décidé que cela sonnait assez polonais, et que nous devions en l'occurrence nous trouver dans la région montagneuse des Carpates, au sud du pays. Puis j'ai lu sur la pochette que Delius avait adapté son livret du recueil de Gottfried Keller, un compatriote à moi, et se déroulait en Suisse. Soit. Je m'incline, bien que je n'aie encore jamais croisé des maisons de ce type en Suisse (et que Seldwyla sonne encore et toujours exotique à mes oreilles. Seldwyl ou Seldwyler aurait été plus helvétique). Deuxième détail, à la fin, avant que les amants Sali et Vreli ne se suicident, on voit une péniche tirée par un bateau à moteur. Au XIXe siècle, mais bien sûr!
Mais les tableaux sont beaux, de ce côté là, rien à redire.
La musique est très, très lyrique, un peu à la Puccini, ce qui contraste curieusement avec la jeunesse des amants et leur donne un côté grave qui surprend. Du moins qui me surprend moi, parce que Juliette-Vreli, je la conçois généralement gaie, enjouée, comme dans la pièce de Prokofiev qui porte son nom.
Sir Charles Mackerras dirige un orchestre aux sonorités généreuses, et un choeur d'un niveau remarquable, malheureusement peu sollicité par cet opéra. Quant aux chanteurs, ils affichent, à tout le moins en ce qui concerne Helen Fields et Arthur Davies, une belle aisance dans leurs registres. Ce sont des voix relativement claires et fraîches, qui conviennent bien aux caractères qu'elles incarnent, mais peut-être moins au caractère de la musique.
Un opéra agréable, et bien interprété, mais qui ne rejoindra pas mes préférés malgré tout.

lundi 9 février 2009

DVD Opera Review: A Village Romeo and Juliet (Delius) - part I

Field, Davies, Hampson ORF Symphonieorchester, Arnold-Schönberg-Chor, Mackerras Decca 1989

Vous connaissez Delius? Moi pas. Et comme j'ai décidé que si moi je ne connaissais pas, vous non plus, vous aurez droit à une brève présentation de Fred'.
Fritz Theodor Albert Delius (1862-1934) était un compositeur anglais d'origine allemande. Il grandit dans une famille bourgeoise cultivée et apprend le piano et le violon, avant de se former auprès de son père, dans les affaires. Très vite dégoûté, il convainc son père de le laisser planter des oranges en Floride (!). Une fois aux Etats-Unis, il achète un piano et suit des leçons auprès de l'organiste Thomas Ward. Il assimilera également les chansons des travailleurs africains. En 1886, Monsieur papa ayant donné son accord pour des études musicales, Fritz revient en Europe et prend pendant deux ans des cours au conservatoire de Leipzig. Il s'installe ensuite à Paris, où il commencera véritablement sa carrière de compositeur. Aux chansons et petites pièces instrumentales et orchestrale succèdent les opéras: Irmelin (1892), The Magic Fountain (1895) et Koanga (1897). Il compose également quelques pièces orchestrales avec voix solo. Sa musique ne sera que très rarement jouée et rencontrera un accueil plutôt mitigé.
En 1903, il épouse la peintre Helene dite Jelka Rosen et donnera à son prénom la forme anglaise de Frederick.
C'est en 1901 que le compositeur écrira A Village Romeo and Juliet, inspirée du roman de Gottfried Keller Romeo und julia auf dem Dorfe tirée de Die Leute von Seldwyla. Il écrit lui-même le livret en anglais.
Jelka et Frederick Delius vivront jusqu'à leur mort respective (1934 pour lui, 1935 pour elle) dans leur propriété près de Fontainebleau.
Delius tirera son inspiration de la littérature scandinave, française et allemande, et également des traditions des noirs américains et des Indiens d'Amérique du Nord.

(La suite demain, je commence à loucher, là.)

__________
image tirée de wikipédia: Delius, par Jelka Delius
informations biographiques trouvées ici.